Facebook condamné par l’Union européenne

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L’actualité autour du géant du web américain ne manque pas ces derniers temps. L’autorité française de protection de données, la CNIL, l’a d’abord infligé d’une amende de 150 000 euros. L’autorité italienne a aussi exigé une amende de 3 millions d’euros à WhatsApp pour avoir encouragé les internautes à partager leurs données avec Fb. La société britannique l’a également inculpé de vol de sa technologie de datacenters. Le verdict du procès sera connu l’an prochain. Tout dernièrement, la commission de l’Union Européenne le condamne aussi à s’acquitter d’une lourde amende de 110 millions d’euros pour avoir fourni des informations inexactes lors de son acquisition de WhatsApp.

Le rachat de WhatsApp et la fusion de comptes avec Fb

Oui, on a beau s’appeler Facebook et être un géant des réseaux sociaux, mais on ne peut pas se permettre de faire tous les coups. Et pour preuve, cette série de condamnations autour de l’entreprisede Mark Zuckenberg. Pour en revenir à cette affaire de WhatsApp, la Commission Européenne qui surveille la concurrence en Europe a donné l’autorisation à Facebook de faire l’acquisition de WhatsApp. C’était le 3 octobre 2014 et le coût de cet achat est de 19 milliards de dollars. En accordant cette opération, Facebook a assuré la commission Européenne qu’il n’y aurait pas de fusion des utilisateurs de comptes WhatsApp et de Facebook. Or, deux ans plus tard, il a exactement fait cette opération de fusion tout en récupérant les contacts téléphoniques des utilisateurs de WhatsApp. La grogne de ces derniers a mis la puce à l’oreille de la Commission qui décide d’ouvrir une enquête sur la véracité de cette information. Ayant découvert ce partage illicite de données confidentielles entre les deux réseaux sociaux, le 18 mai 2017, Bruxelles a condamné Facebook d’une centaine de millions de dollars. L’objet de cette amende se porte ainsi sur la fausse déclaration. A noter que si on se réfère au règlement de l’Union Européenne sur les concentrations, cette amende peut aller jusqu’à 1% du chiffre d’affaires du contrevenant selon l’article 14, paragraphe 1. La commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager a déclaré que cette décision constitue un signal fort aux entreprises. Un rappel pour que ces dernières respectent le règlement de l’UE, y compris l’obligation de donner des informations exactes. Pour éviter l’arrangement à l’amiable, l’UE a également remarqué que Facebook a déjà eu l’occasion de connecter les comptes de la messagerie instantanée en 2014. Un fait qui n’était pas inconnu à ses employés, semble-t-il.

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Ce qu’en dit Facebook ?

La société américaine n’a pas vraiment fait une réponse à ces griefs, mais elle s’est seulement défendu qu’il n’était pas dans son intention de commettre des erreurs en 2014. Quoi qu’il en soit, les deux sociétés concernées n’ont pas fait appel à cette décision et Facebook devra donc payer cette amende. Pour finir cette série de différends, un tribunal de première instance Bruxellois a également condamné Facebook pour avoir tracé les données des personnes qui n’utilisent pas ce réseau social. Et ce grâce à l’utilisation de cookie « datr» qui permet la conservation des données des utilisateurs pendant 2 ans.